centigramme

lundi 10 janvier 2011

Magrudergrind - Crusher


Petite bombe de fin d'année enfin arrivée jusque dans ma boîte aux lettres, cet Ep 10" 6 titres de Magrudergrind est tout à fait comme son nom le suggère : un condensé écrasant de furie. "Leech", premier morceau rentre-dedans à l'image de ce que les 3 lascars nous avaient habitués à endurer : déferlante de blast-beats et de riffs "dancefloor" malsains à souhait, frénésie vocale ininterrompue, et encore, et encore...
En guise d'invité d'honneur, on retrouve Rich Johnson - Agoraphobic Nosebleed, Enemy Soil and co - qui vient hurler sa haine sur "Stagnant".
Jusqu'au-boutiste, Magrudergrind ne calme ( un peu seulement ) le jeu que sur "Heaviest bombing" en invitant ses potes de Shadowrunners à venir rapper sur fond de cool Hip-Hop noisy.
Le tout s'achève sur "Cognition", titre down-tempo terrassant qui représente à lui seul la moitié de l'Ep ( 11,23 min au total soit dit en passant ).
Bref, tout comme son dernier album éponyme, le trio nous met encore une courte mais tellement bonne tarte qu'on ne peut décidément rien lui reprocher.
Présenté par le label Scion Audio Visual aux USA ( une marque Toyota !! ) , l'Ep sera disponible d'ici quelques mois en Europe avec un nouvel artwork via Bones Brigade Records.
Les p'tits malins comme moi qui l'ont eu aux "States" se sont vus gratifiés du 10" + CD + support en velours pour la platine vinyl ( classe !! ).

Ps : artwork américain dérivé de la compilation "Grind crusher" de Earache Records sortie en 1989.


Pierre

mardi 28 décembre 2010

As we Draw - Lines breaking circles

Premier à ouvertement chier sur la scène "post" et surtout core, j'avais déjà commencé à ravaler mon fiel à l'écoute du double Ep des loulous de Laval. Une baffe !
"Lines breaking circles" s'est définitivement chargé d'achever mon scepticisme à coup de titres accrocheurs et de mélodies prenantes et chiadées pas bégueules pour un sou.
Le son est bon, la voix et les choeurs n'en font jamais trop, on pense parfois à Breach, mais le combo a sa propre recette pour faire kiffer son hardcore groovy et teinté de screamo du premier au dernier titre.
Ajoute à cela une maîtrise implacable - aussi bien sur scène que sur album - et tous les éléments sont là pour que ces trois types conquièrent l'Europe en un rien de temps.

A chopper en version LP + CD DIY über klass dans toutes les bonnes crèmeries ( Throatruiner records, Free edge conspiracy etc. ) ou bien à télécharger librement ici : http://www.amaurysauve.com/aswedraw/linesbreakingcricles/index.html


Pierre

Sayyadina - Mourning the unknown


Dernier véritable effort en date du trio suédois, "Mourning the unknown" te la met encore plus profond avec un album qu'on aurait cru fait par un Marduk cocaïné version "Panzer division".
Le son "rouleau compresseur" de ces 21 titres tacle à la gorge d'entrée de jeu et fait honneur au punk sous blast-beats de ces 3 énervés qui ont su conserver la verve et l'énergie de "Fear gave us wings" tout en y incorporant maîtrise, efficacité, et un aspect "métal" plutôt bien calibré. Le meilleur du groupe à ce jour.
Pour la peine, je m'en vais tendre l'autre joue.

Pierre

mercredi 1 décembre 2010

TotorRo + Tides from Nebula


A voir, parce que c'est sacrément classe.

Tides from Nebula : www.myspace.com/tidesfromnebula

dimanche 3 octobre 2010

La compile "Hate/Life" de l'Automne


Voilà de quoi débuter l'Automne en douceur avec cette compilation digitale gratuite made in Throatruiner Records et Swarm Of Nails. Au programme, pas loin de 30 titres de hardcorecrustblackenedpostscreamo issus des albums et Ep de groupes tels que Céleste, Plebeian Grandstand, Sickbag, Pigeon, Chère Catastrophe et j'en passe.


A télécharger et à faire tourner !



Pierre




mercredi 18 août 2010

Meet me in St Louis - Variation on swing


Milieu du mois d'Août, un bon moment sans aucune publication sur le blog, c'est bientôt la rentrée, et il est grand temps de s'y remettre !
Voici en tout cas de quoi finir votre été en beauté tout en sirotant une margarita avant de vous remettre au boulot.
"Meet me in St Louis" est un combo anglais qui distille sa pop ultra énergique et complexe comme seuls les zicos d'outre-manche savent le faire. C'est couillu, technique comme peu de "popeux" pourraient s'en vanter, le tout accompagné d'un groove immuable. On se surprend à agiter les doigts de pieds tout au long de l'album. Mélodies en porte-à-faux, rythmiques parfois suragressives, les gaziers jonglent avec aisance entre douceur et violence dans un registre surprenant et pourtant diablement efficace.
A conseiller aux fans de pop aventureux ainsi qu'aux amateurs de hardcore alambiqué à la "Kidcrash" et autres joyeusetés.

Pierre

dimanche 9 mai 2010

Playlist Fire on The Bayou 04/05/10


Marvin : Dirty Tapping
-
Bison B.C : Two Day Booze
Ekkaïa : Mercaderes Della Muerte
-
Ramesses : The Glorious Dead
Bone Dance : Black Tongue
-
Spiritual Beggars : Lack of Prozac
Monkey 3 : Watching You
-
Acrid : Ben Dover
Coffinworm : Blood Born Doom
-
Defeater : Nameless Streets
Dead Swans : The Hangry Son
Ceremony : Sick
-
Rubbish Heap : Nail mary
Sofy Major : Meutre à Lezoux
-
Black Breathe : I'm The Witch
Hooded Menace : Rituals of Mortal Cremation
-
El-p : Overly Dramatic Truth

En téléchargement ICI.

jeudi 6 mai 2010

Sayyadina - The great northern revisited


Après l'excellent "Mourning the unknown", les suédois de Sayyadina nous gâtent à nouveau en ces temps de disette où les agréables sorties grind se font aussi rares que les groupes de "post-machin" pullulent.
Cette nouvelle galette signée Relapse ressemblerait presque à un album de black-métal avec sa pochette ornée de crânes. Pourtant, rien à voir avec le genre pré-cité, c'est bien à du grindcore que l'on a à faire. Autant le préciser tout de suite, il s'agit d'une discographie réunissant 30 titres du groupe sortis à l'origine sur des 7" désormais introuvables ( split avec Bruce Banner, l'ep Solace Denied etc. ) et la monstrueuse Swedish Assault, ainsi que 4 morceaux inédits. Le tout remasterisé de fond en comble par Monsieur AgN / Pig Destroyer. Pour ceux qui connaissaient les titres originaux, la différence de son est notable.
Niveau musique, c'est du pur Sayyadina : c'est furieux, ça va vite, et leurs titres possèdent ce côté "punk" et "urgence" qui manquent malheureusement trop souvent aux grosses productions du genre.
Une sympathique surprise de début d'année à mettre aux côtés du très bon "Napalm" ep de Rotten Sound. Et merci à Relapse qui n'a pas totalement oublié ses racines.

Pierre

mercredi 28 avril 2010

Playlist Fire on The Bayou 27/04/10


Torche : King Beef
-
Year Of No Light : Herioplant
-
Rotten Sound : Brainload
Throats : Fuck Life
Banished : Last out The Flesh
-
Jawbox : Savory
Deftones : Royal
Aucan : Rooko
-
Acid Tiger : Like Thunder
Hangman's Chair : Mourner's Parade
Abominable Iron Sloth : The Idea Will Overcome
-
Jex Thoth : Mar Rainbow

En podcast sous peu !

lundi 12 avril 2010

Triclops! : Helpers On The Other Side


Un je-m'en-foutisme de la convention musicale de bon goût bigrement sans limites, l'humour pinçant de celui qui se sait sûr de l'immensité comique de sa blague face à l'auditeur non averti, la puissance du mélange bouillonnant des acides et du spectre des couleurs à l'élasticité chewing-gum du punk, un défaut d'immédiateté rapport au dehors de l'Afrique qui s'auto corrige en trois écoutes, une bravoure sans limite de dramatique couplée à l'originalité génialement jouissive de chaque seconde qui s'échappe des microsillons, jusqu'à l'addiction irrépressible une fois les susdites trois écoutes passées et la fascination complète de l'artwork du génie foudingue Lee Harvey Roswell; voilà ce que tu vas trouver dans ce disque, entre autres, après avoir couru l'acheter.

Plus belle la vie.


Thursday, April 15th:


Main Stage:
Goatsnake

En
laved
Eyehategod
Yob

Jarboe
Ky
lesa

Midi Theatre:
Monkey3

Sons of Otis
Earthless
Shining (NO)
Russian Circles

Green Room:
Firebird
Monarch!
Mouth of the Architect
Bong
Troubled Horse
Ancestors


Bat Cave:
Samsara Blues Experiment
Night Horse
Magnus Pelander
Eagle Twin
The Wounded Kings

Øresund Space Collective


Friday, April 16th – Tom G Warrior’s Only Death is Real:


Main Stage:
Triptykon

Sarke (featuring Nocturno Culto)
Thorr’
s Hammer
Jesu

Tri
nacria

Green Room:
Bohren & der club of Gore
Darkspace
Pagan Altar
Evoken
Witchfynde
Valborg

Bat Cave:
Dive
LongDistanceCalling
Suma

Shever
Altar of Plagues

Noneuclid


Dream of an Opium Eater (Night Show)

Midi Theatre, Roadburn Festival:
Karma To Burn

Comus
Church of Misery
Death Row

Master Musicians of Bukkake

Saturday, April 17th


Main Stage:
Enslaved / Shining (NO)
- playing The Armageddon Concerto
John Garcia plays Kyuss
Shrinebuilder
Nachtmystium
Candlemass –
including Epicus Doomicus Metallicus in it’s entirety

Midi Theatre:
Jex Thoth
Yob
Brant Bjork & The Bros
Sons of Otis
Astra

Green Room:
Los Natas
Yakuza
The Gates of Slumber
Moss (UK)
Fatso Jetson
Altar of Plagues

Bat Cave:
Ahkmed
Totimoshi
Horisont
The Lamp of Thoth
Black Math Horseman







Trois heures de podcast avec la crème de la crème en téléchargement ou en stream ici :http://theobelisk.net/obelisk/2010/04/10/audiobelisk4/#more-7068

samedi 13 mars 2010

mardi 9 mars 2010

Playlist Fire On The Bayou 09/03/10


Daughters : The First Supper
-
God's Iron Tooth : Road Of Bones
The Nain Rouge : Epiphany
-
Plebeian Grandstand : Easy To Hate/Hard To Define
The Catalyst : Assholier Than Thou
-
Snapcase : I (Bad Brains cover)
Left Or Right : Hitchy
-
Entombed
: Seing Red
Huata : Diving In a Swamp
-
The Dead See
: Sons Of Silence
Nachtmystium : Pitch Black Cadence
-
Jay Reatard : My Shadow
Monks : Higgie-Dy-Piggle-Dy
Link Wray : Jack The Ripper
-
Draft : Tear Me Off This Gangrene
Anion : Corpse Flower
-
The Afghan Wings : If I Were Going
Gil Scott Heron : Me And The Devil

vendredi 5 mars 2010

Le feu dans la boue

Dead Man Bones : Lose Your Soul

Puerto Rico Flowers : Let's Make Friends

Christbait : Big Mountain Pink Royd

Burzum : Glemsolems Elv

High On Fire : Snakes For The Divine

Obligatorisk Tortyr : Life Is Fucked

Mark Lanegan : The Winding Sheet

Woven Hand : Blue Pail Fever

Buzzov*en : Don't Bring Me Down

Impetuous Ritual : Ceremonial Disembowelment

Shearwater : Black Eyes

Bobby Beausoleil & Freedom Orchestra : Part III

Darkthrone : I am The Grave Of The 80's.

Et ce soir Thrashington DC au Sympatik' pour prix libre !

jeudi 4 mars 2010

Narcosis - Romance


« Romance ? Ce ne serait pas le nom du dernier album de Luis Miguel par hasard ? »

Manqué. C’est le dernier Narcosis. Et pour le coup, c’est pas du boléro, mais du grind.
Discordance Axis, ça te dit quelque chose ? Bon, eh bien Narcosis c’est pareil à cela prêt que c’est encore plus rapide, plus technique, plus gueulard. Blast-beats à tout rompre, guitares « pied au plancher » et accords dans tous les sens sans pour autant tomber dans le grind « convergien » qui semble faire mouche actuellement. En plus de ça, les anglais se fendent d’un morceau façon dark-ambient avec des voix écorchées bien flippantes en plein milieu d’album.
Bref, tu sais désormais ce qu’il te reste à faire pendant les 20 prochaines minutes.


Pierre

mercredi 24 février 2010

Grief : ...And Man Will Become The Hunted


Un égarement, encore. Cru que Grief se compatissait pour toujours dans cette auto-suffisance de bêtise de son grandiosissime premier méfait, qui t'invitait à les rejoindre dans leur douleur plate et jusqu'au boutiste, abrutissante de plomb. Cru que le seul moment de dance qu'ils n'auraient jamais à offrir se trouvait sur le tout début du tube qui m'avait fait faire la toupie sur la tête lors du concert, ce grandiose riff pollué sur Torso. Cru peut être d'autres choses, qu'avec une cover encore si...si...parfaite, parce qu'aussi, quoi ? comment ? non ! que la musique -va donc faire un tour sur le site de ce mauvais poête de Eric C. Harisson pour voir- il était possible d'être dans le faux ? Plus rien n'est sûr.
Alors Grief n'est pas encore Iron Monkey, que tous les nuque fragile se rasseyent, mais il va me falloir le dire, du groove il y en a sur ce dernier vrai album, qui date d'il y a déjà dix ans. Un groove de fin de ruelle, un groove défoncé et plus balourd que tout ce que t'as pu voir jusqu'ici, mais c'en est. Et des riffs, et de la crasse, et du désespoir, c'est surement eux qui l'ont le plus, de toute la clique des rois, de Buzzov*en à Eyehategod en passant par rien d'autre. Alors même si Grief est avant tout ce Come To Grief plus fêlé que jamais, celui ci rentre directement dans le top avec un brio qu'on ne voit plus vraiment non plus sous les poils fumants du bouc sataniste, mais bien présent.

Et pour que tout soit parfait il vient justement d'être réedité lui aussi en 2xlp par Throne Records, j'attends d'en recevoir ma copie pour confirmer, mais si le luxe est aussi présent que pour la réed de Come To Grief, ce sont les mains qui en plus du reste, seront ravies.

Mark Lanegan : The Winding Sheet


Mark Lanegan jusqu'ici c'était une très bonne relation. Du genre de celle que tu te repasse les albums souvent, très souvent, mais j'avais commencé à peu tard dans la chronologie, à Bubblegum et puis ses autres avec Isobel Campbell. Le whisky, le coin de table, la fumée, les filles qui bousillent le cœur, si j'avais pu les entrapercevoir, je ne les avais jamais franchement rencontrés. Alors du coup, le jour qu'il à fallu que je me décide à recommencer au début, comme la logique que je me met plus souvent qu'à son tour dans le cul l'aurait voulu, que je met ce premier solo de notre mark, encore pas marqué justement -regarde moi ces bras sans encre; ni ancre- c'est le joli revers. Les présentations sont faites, le whisky, le coin de table, la fumée, les filles qui bousillent le cœur sont autour de moi, reste à plonger. Et je plonge directement, avec ou sans bouillie de cerveau, tant cette putain de voix me prends et m'enterre sous les verres à fond épais, avec des morceaux absolument parfaits de retour de bourre, pleins d'alcool triste. Lanegan les larmes avec sa guitare, t'aura pas plus cliché, mais c'est globalement ce qui me rends la prise de couille plus que jamais effective sur ce Winding Sheet qui va lui encore, repasser plus souvent qu'à son tour les jour d'en bas.

jeudi 18 février 2010

Playlist Fire on The Bayou 16/02/10

Saviours : F.G.T

Vic Chessnut : Coward

Silver Mount Zion : I Fed The Metal Bird, The wings of the other metal birds.

Woman : Lawncare

Black Keys : I'll Be Your Man

Volt : Krez

Tafkata : Asphyxiation

Todd : Happy Easter Florida

Appollonia : My Closest Foe

As We Draw : Reflections

108 : Resurect to Destroy

16 : Zoloft Smile

Sardonis : Thor

Carniflex : Entombed Monarch

Cling To The Trees Of a Forest Fire : 7 Trumpets

Massive Attack : Splitting The Atom


Et toujours Stuntman/Chère Catastrophe Samedi 26 !

mercredi 3 février 2010

Playlist Fire on The Bayou 02/02/10


Binaire : BTP

-

Hüsker Dü : I Don't Wanna Know If You're Lonely

Codeïne : D

-

Black Lips : Let It Grow

Black Sabbath : Sweet Leaf

-

Creature With Atom Brain : Lonely Night

Ichabod : Nile Song (Pink Floyd Cover)

-

Magrudergrind : Siphon Then Slit

Acme : Attempt

Craw : Is It Safe ?

-

Ever Circling Wolves : Chanson d'Hiver

-

Hazard County Girls : Ceremony

Agents Of Oblivion : The Hangman's Daughter

-

Blakroc : Stay off The Fucking Flowers

Outkast : Rosa Parks



vendredi 29 janvier 2010

Grumpf Quartet – « S/t »


A l’affiche de La Lanterne à Rennes lors d’une mini-tournée avec les danois « math/pop trop édulcorée » de Marvins Revolt, le trio instrumental qu’est Grumpf Quartet ( cherchez l’erreur ) a pu nous dévoiler son savoir faire en matière de math/rock qui savate. Ce n’est d’ailleurs pas leur premier album autoproduit qui nous fera dire le contraire. Bénéficiant d’une production d’excellente facture, les 7 titres des bordelais mélangent savamment boucles de guitare à cent à l’heure, basse grondante omniprésente et plans de batterie discrets mais alambiqués pour un rendu d’une fluidité et d’une cohérence rare.

Entre 2 parties polyrythmiques qui lattent à s’en arracher l’échine, Grumpf Quartet fait également la part belle à des accalmies entêtantes, mélodiques ou plus angoissantes, allant jusqu’à introduire un saxophone sur certains titres ( « Stravinsky on da rocks », « Racine de deux » ). Ce dernier, bien qu’amenant le groupe dans des sphères plus expérimentales, à cependant tendance à s’installer au détriment de la tension permanente instaurée par le groupe.

Porté par une aura jazzy et un groove ravageur, ce premier effort est en tout cas une belle réussite. Le trio maitrise son affaire et a intelligemment digéré les codes des Dillinger Escape Plan, Noxagt et cie qui font généralement référence en la matière, tout en réussissant à se forger une forte identité propre.

Un album classe qui s’est fait une place haut la main dans mon top 2009.


Pierre.

samedi 23 janvier 2010


Retribution Gospel Choir : Your Bird

Mc Lusky : Light Sabre Cocksucking Blues

Witch Hunt : Silence

Lost Sounds : Don't Turn Around

Liturgy : Ecstatic Rite

The Psyke Project : Stockholm Bloodbath

Carnivore : Inner Conflict

Defeater : New York Town

Page Ninety Nine : Your Face Is a Rape Scene

Nesseria : A Ceux qui nous ont lachés

Queen Elephantine : Kabir

Suma : Hypno Assassin

Iron Monkey : Fink Dial

The Wounded Kings : The Swirling Mist

Liz Durette : Creepyaskubzu

Et comme d'habitude plein d'informations utiles pour se vider la tête tard le soir, entre labels, annonce de concerts, line up changeants, et cordes de guitare qui cassent.

vendredi 15 janvier 2010

Cripple Bastards – Variante Alla Morte



Avec « Variante Alla Morte », Feto Records a dignement signé le retour des Kickback à l’italienne : je veux bien entendu parler des transalpins de Cripple Bastards.

Sorti en Octobre 2008, le disque marque les 20 ans de carrière des 4 furieux autoproclamés « italia’s purest declaration of hate », fers de lance de la scène grindcore italienne.

Enregistré en Suède par Fredrik Nordström ( In Flames, Dimmu Borgir, lol ), l’album bénéficie d’une production inhabituelle pour le style mais qui sied à merveille à la folie et la violence des italiens : un son lourd, étouffant, à la limite de la saturation, plus « métal » en quelque sorte. Au niveau des compositions, et pour ceux qui se demandent encore ce qu’est le grindcore, c’est une avalanche de D-beat, growls, blast-beats, riffs sauvages et assassins, voix et chœurs écorchés qui nous déferlent dans les oreilles avec une brutalité sans pareille. Le groupe donne d’ailleurs au chant en italien une dimension vicieuse, presque rampante. Les 24 titres de l’album oscillent entre 3 secondes ( « You suffer » syndrome ) et 5 minutes, osant quelques arpèges doucereux (« Gli anni che non ritornano » ) dans le but de ne pas nous faire tomber dans une quelconque linéarité et pour mieux nous violenter.

En tout cas, si il y a bien une chose sur cette terre qui peut se targuer d’avoir une présence tranquillisante, c’est bien cet album de Cripple Bastards tant il sue la violence et la haine. On ressort réellement affaiblit de ces 31 minutes de terrorisme musical. Bien loin du punk des débuts, le groupe entre désormais en force dans la catégorie poids lourds des standards du genre.

Que vous soyez aficionados ou passagers clandestins, n’hésitez pas une seconde, ruez-vous sur ce condensé étouffant et massif de brutalité.

(A noter que l’artwork est tout bonnement superbe et inclut les paroles en italien et en anglais).


Pierre.

mercredi 13 janvier 2010

Playlist Fire on The Bayou 12/01/10



Flaming Lips & Henry Rollins & Peaches : Speak To Me/Breather (Pink Floyd Cover)

As We Draw : Reflections

Will Haven : I've Seen My Fate

Sleepu Time Gorilla Museum : Sleep Is Wrong

Ihsahn : After

Good Old War : Breaking Down

Elvis Perkins In Dearland : Shampoo

Assück : Salt Mine

Arms Of Ra : Taxidermie

Elitist : Determinism

Harvestman : Kerlsteine

Neurosis : To The Wind

Black Sheep Of Kali : ?

Crippled Black Phoenix : Burnt Reynolds

Oxbow : Curse

http://www.canalb.fr/fire-on-the-bayou

jeudi 24 décembre 2009

2009 : Mes disques sur ton front






Oh et il y a surtout Godflesh, mais ils n'ont pas sorti de disque depuis un peu moins de dix ans.
Et d'autres pas loin non plus...Gossip, Rise & Fall, Yoga, Magrudergrind, Warlocks, Sunn O)), Quartier Rouge, Pulling Teeth...Jolie année.

dimanche 20 décembre 2009

Brainoil: Brainoil (2003)


La crème de la scène d'Oakland dans toute sa grandeur criminelle, haineuse, et hors la loi pour un sludge chargé de méchanceté autant que de groove, volées de bois sorties de nulle part comme si c'était In the Name qui se vomissait de la chaine, crasse acoustique ultime. Des riffs qui flottent tout seul tellement qu'ils sont bateau -et donc proportionnellement jouissifs, il va sans dire, puisque l'on parle bel et bien ici de hardcore blues. Durée idéale -21minutes- avant que la nuque s'affaisse, on a ici sept tubes définitifs, sur-efficaces et furieusement rock n' roll quand l'envie leur prend. Avec même pour rappeler que le blues, le vrai, n'est pas loin, un court passage non-électrique, vite anéantit mais néanmoins classe. Pure tablette de beurre non garantie fat-free ce premier et seul -pour l'instant- véritable album de Brainoil est a peu près juste indispensable à celui qui vit pour cette essence primaire de connerie musicale qu'est le sludge.
-lucas, Décembre 2009 Brainoil en trois mots : sac, à, poux

Publié sur Slow End

mercredi 25 novembre 2009

Lou Barlow : Goodnight Unknown (2009)


La bombe musicale immédiate la plus puissante du monde vient d'exploser tellement tout juste là sous ton nez que tu t'en étais encore même pas aperçu. Le génie du tube instantané, à l'écoute jusqu'à plus soif nécessaire, physique dans son besoin, violent et irrépressible comme une envie de sexe est tout entier là, quatorze titres pour te sauver la vie. Ecouté une cinquantaine de fois minimum depuis sa sortie, dans tous les sens, tous les formats, toutes les situations, à tout moment de la journée, en tout état d'esprit, inutile de combattre l'évidence que cet album est d'une grandeur rare. Pas une seule fois la moindre mélodie devient faiblarde à force d'écoutes, pas une seule fois la pop/indie sans égal de lubrifiant des deux premiers titres -et d'autres- ne vient rougir face aux morceaux plus dépouillés -tu sais bien, ceux qui te tirent une larme à la guitare désaccordée et que Lou se plait à égrener en quantité plus ou moins épaisse sur le moindre des albums auquel il participe. Le mélange est total d'un bout à l'autre, le plaisir sans égal, impossible d'être plus heureux. Quatorze titres et pas un seul qui ne fasse la moindre petite parcelle d'ombre à la claque de plaisir continuelle, la pop dans toute sa splendeur, à la manière lunettes trop grandes et trop usées que tu ne veux pourtant toujours pas changer; Lou. La pop qui grésille, la pop tendre mais aussi tendue, la pop qui t'émoustille et te scotche la commissure des lèvres aux oreilles, le putain de génie mélodique incarné.

Et celui pour qui tout cela n'est qu'overdose de sucre assurée, prends cet album comme la meilleure blague des melvins depuis Electroretard; Dale Crover à la batterie ici.

dimanche 22 novembre 2009

Nick Oliveri : Death Acoustic (2009)


Une chronique qui ne rime à rien, tout est dit d'avance, sur cette pochette là. Tu veux t'attendre à quoi de toute manière d'un type comme Oliveri, qui porte le bouc, dois-je le rappeler ? L'exercice acoustique il ne l'entend pas franchement comme Leonard Cohen, pas sur qu'il fasse chialer les minettes. Il est tout seul avec ses reprises c'est sur, avec sa guitare sans ampli derrière, c'est sur aussi. Mais il reste lui même, d'autant plus parce qu'il ne peut rien cacher avec si peu, à peine son sexe probablement. Lui même c'est à dire un punk vaguement beauf, bien enfoncé dans l'Amérique qui comme on le sait tous a établit la country comme musique de variété. La voilà sa country, un peu morte, sale, comme lui, punk-beauf. Droguée aussi, alcoolique pourquoi pas. Mais franche. Vraie. Et c'est tout ça qui fait que cet album tourne en boucle depuis une bonne semaine, parce qu'il y a de la vie là dedans, ou tout du moins une portion de vie, ou peut être même plutôt une portion de façon de vivre, à la punk donc.

Cause I like to drink whiskey by the gallon
I live on peanut butter sandwiches, I don't care
I spent some nights in jail in this old country
Everybody hates me and I just don't fucking care

(...)

Because everybody knows that I'm a scumbag
They won't come and see me in this dive
Everyone's afraid of what might happen to them
Or if they'll even get out of there alive

C'est certes GG. Alin qui a dit tout ça en premier, mais on ne peut nier que il n'y a pas beaucoup plus à propos concernant Nick. Il fait donc bien de le chanter, le malin.