jeudi 25 décembre 2008

Yo 2008

Meilleurs albums :




  • Capsule : Blue
  • Soilent Green : Inevitable Collapse In The Presence Of Conviction
  • Jucifer : L'autrichienne
  • Triclops! : Out Of Africa
  • Harvey Milk : Life...The Best Game In Town
  • Young Widows : Old Wounds
  • Ufomammut : Idolum (1er très loin devant)
  • Helms Alee : Night Terror
  • Eagles Of Death Metal : Heart On
  • Torche : Meanderthal
  • Trap Them Seizures In Barren Praise
  • Iota : Tales
  • Have Heart : Songs To Scream At The Sun
  • Cursed : III Architects Of Troubled Sleep

Meilleurs concerts :
  • Trap Them + Grief 22.11.08
  • Pneu : 04.10.08
  • Scul Hazzards : 18.10.08
  • Converge : 22.07.08
Hellfest :
  • Baroness
  • Disfear
  • Today Is The Day
  • Rotten Sound

mercredi 24 décembre 2008

Chère Catastrophe + Doctor Livingstone - Le Sambre Rennes 19.12.08

Moi qui pensait que Facebook n’était qu’une sombre chiasse sur laquelle étendre sa non-vie aux yeux du plus grand nombre, surpris je fus de trouver une invitation à une soirée concert plutôt chouette juste derrière chez moi. Tant mieux, il était déjà prévu de s’encaisser quelques bières, rameuter les copains ne devrait pas poser tant de problèmes.

L’apéro descendu, on se pointe juste à l’heure pour rater le début de Chère Catastrophe mais pas suffisamment pour ne rien voir. Tant mieux. Quoique avant qu’on rentre vraiment dedans, heureusement que j’étais venu en laissant mes aprioris à la casse, parce qu’un nom de groupe pareil est plus fait pour me foutre les jetons qu’autre chose. Une fois le choc passé, les trois Rennais font quand même tout pour m’avoir, avec le son de basse qui claque à mort à la sortie du frigo ampeg indétrônable, et la Xplorer qui sort par deux gros combos Marshall, mes oreilles saignent et se chargeront de me le rappeller les deux jours suivants. Donc question son, les types savent envoyer la chair à canon. Leur hard rock burné Karma To Burn pour les riffs autoroute du soleil meets Unsane pour la basse qui racle et une micro louche de Keelhaul pour le tricot, mode tout instrumental qui trace droit permet d’headbanger sans rythme gentiment. Leur batteur est le même que chez Fago Sepia, et si je n’ai qu’un seul conseil à la con à lui donner c’est de rester s’éclater ici plutôt que de s’enfoncer toujours plus loin le manuel d’arithmétique dans l’urètre dans son combo math-post à faire mourir d’ennui une nonne.

Montpellier abrite définitivement un sacré nombre de groupes excellents, Marvin déjà, ce Doctor Livingstone ensuite. L e guitariste non tatoué m’apprends d’ailleurs que les deux gugus qui officient chez Marvin ne sont autre que ses colocataires et que tout ça vire plus que jamais à l’inceste dans un des leurs quinze groupes respectifs, avec tous au moins un membre commun. Rajoute Superbeatnik, Illegal Process ou encore Payday à la liste. Ce soir c’est donc Doctor Livingstone qui a fait le déplacement jusqu’à Rennes, un groupe de tournée –le batteur étant en suède- qui n’a répété que trois fois avant de venir ai-je aussi appris. Trois fois qui auront amplement suffit, vu que leur rockin’ hardcore m’a tout de suite fait penser à Dead For A Minute, en moins dingue, mais avec le même goût prononcé pour la sursaturation et les passages grindo-furie géniaux. La nuque est aussi mise à profit lors des passages les plus rock n’ roll qui viennent régulièrement s’incruster entre deux plans plus bave au lèvres. Le bassiste en profite pour picoler, s’étale, se relève, fait sonner son frigo. Les deux guitaristes envoient les riffs biscornus qui défrichent les oreilles et la voix criarde du chanteur passe à merveille là dessus. Très bons groupes , excellente soirée !

lundi 15 décembre 2008

Solace : The Black Black ep (2008)

(Chronique initialement publiée sur Slow End : http://www.slowend.com/n/)

Avec cet ep pas la peine de s'attendre à quoi que ce soit d'autre que ce qui était présenté sur Further et 13, Solace n'invente toujours pas le moteur à explosion, mais reste qu'ils savent faire vrombir ce putain de diesel encore mieux que par le passé. Leur stoner aux gentes métallisées est toujours aussi sur-efficace, gorgé de guitares comme les seins d'une pute le sont de silicone, au point qu'il en deviendrai illégal dans certains états. Ce serait très con, parce que la seule chose à faire avec ce genre d'album est de le foutre tellement à burnes dans la bagnole que les joints des portes seront proches de la rupture,et toi les yeux bridés par le vent en route pour traverser ces états non-stop, histoire de vérifier. La sortie de route et le risque sont absents, mais ne va pas croire pour autant que c'est ce qui va empêcher le groupe du New Jersey de filer droit devant, pieds sur le plancher. Tout est là, les riffs bouillonnants, la wah-wah qui remet le feu sous la tambouille en court de cuisson, et le chant mi-blasé mi-grognon qui finit de te faire lever la main en l'air pour baragouiner les passages les plus appuyés.

Trois morceaux qui oscillent entre 8 et 13 minutes qui sont parmi les meilleurs que le groupe ai composé, plus une reprise du World War de Cure qui fera probablement hurler les connaisseurs et prolongera le plaisir des incultes comme moi.
La pochette est celle du Lp sorti sur Land o' Smile Records, infiniment plus classe que celle du cd (comme c'était déjà le cas pour les albums précédents)

The Black Black en trois mots : Efficace, Scolaire, Guitaristique

mercredi 10 décembre 2008

V/A : Like Black Holes in the Sky: The Tribute to Syd Barrett


(Chronique initialement publiée sur Slow End : http://www.slowend.com/n/)

L'intitulé de la compilation a plutôt de quoi être alléchant, quand ont parle d'un tribute à Syd Barett avec du Kylesa, Intronaut, Pentagram, Jesu, Unearthly Trance... le genre lourd et crade qui s'accapare les classiques psychés j'en salivais d'avance...et vais devoir déglutir doucement pour faire passer la pilule. Du lourd, du gras, de la reprise correctement appropriée, on n'en croisera au plus cinq ou six fois sur la bonne heure et les treize morceaux que contient la compilation.

Kosmos n'ouvre pas trop mal la chose avec sa reprise garage/rock psyché de Vegetable Man, suffisamment boostée pour en faire un petit tube. Le niveau va même monter avec Kylesa qui s'était déjà prêté formidablement à l'exercice avec Set the control for the heart of the sun ultra personnel sans perde l'identité du morceau. Deuxième carton plein avec Interstellar Overdrive raccourci de deux minutes, mais joué à la sauce crust psyché nerveuse. Un des meilleurs titres du tribute. On enchaine sur Intronaut, et sa version poppy rock fm radio edit d'Arnold Layne, l'effet électronique sur la voix est pire que tout, poubelle. Stinking Lizaveta n'apporte strictement rien au morceau repris, autant écouter l'original moins quelconque. Même chose, pour Dregd, skip. Jarboe en version intimiste sur Late Night fonctionne plus ou moins, si tant est que l'on aime se faire susurrer des mots à l'oreille. Pentagram là encore sert une version tellement légèrement modifiée et alourdie de Flaming qu'on se demande ou est l'intérêt de la reprise. Giant Squid relève sacrément la donne avec la version longue et bien plus noisy free de Octopus, la voix hallucinée jouant beaucoup. Même chose pour Yakuza, Jesu et Unearthly Trance qui s'approprient les morceau, je veux dire, VRAIMENT, les rendant du même coup vachement plus intéressants. Sans pondre la reprise ultime ils viennent donner un coup de pouce pour aller au bout. J'exagère, le Lucifer Sam de Yakuza tout sax dehors est vraiment excellent. Les deux derniers morceaux s'en sortent avec les honneurs aussi, acoustique bluesy pour l'un, psyché stoner pour l'autre, mais sans non plus fracasser la baraque. A ce niveau là, on n'en demandais déjà pas tant.

L'album est en stream entier ici : http://www.myspace.com/sydtribute

mardi 9 décembre 2008

Baroness/Unpersons : A Grey Sigh In A Flower Husk (2007)











Aussi classe que soit l'objet en Lp, cet artwork n'est pas loin d'être le pire jamais dessiné par Baizley. Mais rassure toi rapidement, les deux morceaux servis par Baroness sont quand à eux à deux doigts de faire partie des tous meilleurs qu'ils aient composé. Ils datent de la période de leurs deux eps, soit avant le changement de guitariste et la tournure très légèrement plus progressive et proprette du Red Album. Le son est puissant, très proche de celui de Second, et leur heavy rock stoner prog 70's s'envole encore une fois. Deux morceaux de 6 et 12 minutes, qui ne se répètent quasiment pas, les gros riffs et les plans plus prog moderne s'enchainent à la perfection. La section rythmique pose l'assise, se permet quelques divagations solo, pendant que par dessus tout ça les deux guitares tissent ce qu'il faut de plans prog entrecoupés de riffs maousses, une régalade.

Je ne connais absolument rien d'Unpersons, si ce n'est qu'ils partagent des membre avec Kylesa, que ce split est le 5eme sortie et qu'ils viennent eux aussi de la bouillonnante scène de Savannah. Ces deux trois infos sont finalement bien plus que rien, tu va pouvoir directement rajouter que le groupe tue.
Leur noise tordue qui baise les genres à droite à gauche avec la fougue du punk heavy décolle sacrément les tympans. La voix est ultra proche de celle de Black Elk en un poil moins dure, c'est à se demander parfois si le chanteur n'officie pas dans les deux groupes. Les plans de guitares typiquement bruitistes sont rattrapés en cours de route par l'ultra efficacité des parties plus punk jouées droit dans le mur, en trois minutes tout est dit. Excepté évidement du dernier morceau qui prends légèrement plus son temps, mais au final le constat est exactement le même, Unpersons rouste sacrément. La meilleure face su split, assurément.

vendredi 5 décembre 2008

Lazarus Blackstar : 7" (2006)

Chronique initialement publiée sur Slow End : (http://www.slowend.com/n/)

Funeral Voyeur m'a littéralement écrasé de son sludge malsain, cathartique et possédé, les deux pieds dans la folie pour transporter l'album bien au dessus de la mêlée boueuse. Ce 7" servira simplement d'avant goût, ou de piqûre de rappel afin de bien se rappeler que ce chanteur est définitivement la meilleure chose arrivée au genre depuis un paquet de temps.

Un sillon par face sur ce petit deux titres couleur dents noires et viande rouge, dont un seul véritable inédit. La face A, au rond central atrocement salopé par les portraits de divers leaders de tous horizons ne surprendra personne, en tout cas aucun de ceux qui auront écouté en boucle Funeral Voyeur. La version de Make-Believe Master est exactement la même que sur l'album, mais l'impact est toujours aussi fort. Le son est au moins autant rond et caverneux que sur le cd, voire plus. Monstrueux.

Le véritable intérêt du 7" se trouve sur la face B, avec The Anaesthetic Stopped Me Screaming. Le son à droit exactement au même traitement que sur l'autre face, ultra plombé et ample. Paul Catten est toujours aussi cinglé quel que soit le morceau, et les paroles de celui ci le prouvent une fois de plus. L'histoire qu'il te crache le filet de bave au coin de lèvres ne fait pas envie. Les bips cardiaques de la fin du sillon sont formels, ce titre est une tuerie.

Un joli objet à ajouter à sa rangée de lps pour ceux qui seraient près à se saigner les veines pour réentendre au moins une fois Paul Catten vomir le sludge des Anglais...en live.