
(Chronique initialement publiée sur Slow End :
http://www.slowend.com/n/)
L'intitulé de la compilation a plutôt de quoi être alléchant, quand ont parle d'un tribute à Syd Barett avec du Kylesa, Intronaut, Pentagram, Jesu, Unearthly Trance... le genre lourd et crade qui s'accapare les classiques psychés j'en salivais d'avance...et vais devoir déglutir doucement pour faire passer la pilule. Du lourd, du gras, de la reprise correctement appropriée, on n'en croisera au plus cinq ou six fois sur la bonne heure et les treize morceaux que contient la compilation.
Kosmos n'ouvre pas trop mal la chose avec sa reprise garage/rock psyché de Vegetable Man, suffisamment boostée pour en faire un petit tube. Le niveau va même monter avec Kylesa qui s'était déjà prêté formidablement à l'exercice avec Set the control for the heart of the sun ultra personnel sans perde l'identité du morceau. Deuxième carton plein avec Interstellar Overdrive raccourci de deux minutes, mais joué à la sauce crust psyché nerveuse. Un des meilleurs titres du tribute. On enchaine sur Intronaut, et sa version poppy rock fm radio edit d'Arnold Layne, l'effet électronique sur la voix est pire que tout, poubelle. Stinking Lizaveta n'apporte strictement rien au morceau repris, autant écouter l'original moins quelconque. Même chose, pour Dregd, skip. Jarboe en version intimiste sur Late Night fonctionne plus ou moins, si tant est que l'on aime se faire susurrer des mots à l'oreille. Pentagram là encore sert une version tellement légèrement modifiée et alourdie de Flaming qu'on se demande ou est l'intérêt de la reprise. Giant Squid relève sacrément la donne avec la version longue et bien plus noisy free de Octopus, la voix hallucinée jouant beaucoup. Même chose pour Yakuza, Jesu et Unearthly Trance qui s'approprient les morceau, je veux dire, VRAIMENT, les rendant du même coup vachement plus intéressants. Sans pondre la reprise ultime ils viennent donner un coup de pouce pour aller au bout. J'exagère, le Lucifer Sam de Yakuza tout sax dehors est vraiment excellent. Les deux derniers morceaux s'en sortent avec les honneurs aussi, acoustique bluesy pour l'un, psyché stoner pour l'autre, mais sans non plus fracasser la baraque. A ce niveau là, on n'en demandais déjà pas tant.
L'album est en stream entier ici :
http://www.myspace.com/sydtribute