The NY-Hill Stillness + Puanteur Crack + Chère Catastrophe + Weasel Walter & Sheik Anorak + Saviours + Doppler + This Routine Is Hell + Strong As Ten .
Je vais lécher les bottes direct histoire que ce soit fait, Aïnu records -en plus de sortir de super albums (Karysun, Years Of Decay...) et faire cracher le porte monnaie à chaque concert avec sa distro aux prix imbattables- régale tout le monde avec un festival qui réunit du sacré beau monde pour 8€, la vie est belle.
Le temps de tous se retrouver à Rennes pour se faire emmener à Montaigu -ça reste bien perdu- l'heure et demi de route passe comme une heure et demi de route doit passer, on ne vient pas de Metz non plus contrairement à d'autres. Le temps encore de trouver la salle une fois sur place, interrogation de l'autochtone et indications de trou de balle, les van et les tee shirts noirs valent tous les gps du monde, nous y voilà. La caravane de boisson rassure, bières 2€, vin 1€, la vie est belle.
Vers 17h30 c'est Ny-Hill Stillness qui ouvre avec du hardcore qui a trempé la mèche dans la mélasse émo, ça se regarde le jus d'orange à la main sans trop sourciller, malgré un bon son et quelques plans plus lourd qui valent carrément la peine.
Petit tour du merch qui s'installe, les yeux de mon porte monnaie recommence à pleurer quand ils observent le stock de lp, je cracherai les euros plus tard.
Profiter du soleil dehors à tout d'agréable, les mecs de Saviours se baladent torse nu les tatouages au vent, du Black Sab' dans le van, la Kro à la main plus celle de secours dans la poche, autant dire que la classe rock n' roll, ils l'ont. On croise deux trois têtes connues, on discute avec nos copains de Chère Catastrophe etc etc... attend un peu, la partie musicale arrive juste après.
Puanteur Crack je les ai vu il n'y a pas si longtemps que ça à Rennes avec E.S.B sans qu'ils m'aient franchement mis la tête a l'envers. Ce soir ce sera bien meilleur, leur sludge sonne très gros, les morceaux sont super bons et la voix est vraiment cool, ultra Grief. Sauf que question charisme et mouvement, c'est l'huitre. Le bassiste raide reste effacé dans son coin comme s'il voulait se caher dans son ampli, quasi même chose pour le 2nd guitariste. Dommage parce qu'encore une fois les morceaux sont vraiment bons, mais le manque total d'action ennuie.
Ça Chère Catastrophe l'a compris, ils bougent et lattent la face comme il faut du même coup. A chaque fois que je les vois j'ai l'impression que leur set est encore plus jouissif, le power trio dans toute sa grandeur, surpuissant et groovy as fuck. Ils ont décidé de jouer au milieu de la pièce plutôt que sur scène, histoire que l'on se prenne de pleine face leur son claquant dans le nez, les deux amplis calés sur 8 du guitariste y étant pour beaucoup. La formule est toujours la même, coktail survitaminé du meilleur de Karma to Burn, Unsane et Keelhaul. Les riffs headbangants du premier, la basse mastodonte du second, et le tricotage pour le meilleur des derniers. Leur split 10" avec Stuntman est en cours de mixage, qu'il sorte au plus vite !
La pause d'une heure pour manger deux petites barquettes de vegan food du meilleur effet et c'est reparti.
Buiiiiiiiiiiiiip, chainchainbiupbiaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiitchaktchaktchaktchaktchaktchaktchak,
Poumtchackbouuuuuuuuuuuuin riuiiiiiiiiiiii chainboum. Weasel Walter Trio, je suis passé à coté, désolé. Leur blasting free jazz un peu trop free pour moi m'aura fait au mieux doucement sourire. Le batteur avait par contre un super tee shirt Repulsion.
Saviours sur album ne me plait pas du tout, la faute aux influences heavy 100fois trop présentes pour moi, mais leur dernière tournée en compagnie de Black Cobra avait justement conquis les réfractaires coup de puissance thrash gigantesque. Ce soir ce sera exactement le cas, les quatre d'Oakland mettent tout de leur coté pour m'avoir. La batterie énorme à double grosse caisse qui prends les 3/4 de la scène, classique frigo ampeg et deux 4x12" par guitariste, les oreilles vont se faire tailler. Le chanteur guitariste à une énorme banane collée au visage tout le long du set, celle qui fait bien plaisir à voir, mélange de béatitude alcoolique et plaisir non feint de scier menu la nuque de tout le monde. Sans surprise le son est plus que jamais gigantesque, il faut entendre la puissance ahurissante dégagée par le groupe lorsque les riffs thrash pur jus sont repris en coeur par tous. Musicalement rien de bien compliqué ou nouveau, du bon High On Fire trempé dans le Slayer qui concentre l'énergie des deux groupes réunis en un sur scène. Le meilleur beat de batterie du monde (pense Motörhead, pense Overkill) décliné sous toute ses formes pour booster encore plus le tout, leur set est tout simplement J.O.U.I.S.S.I.F. Ils ont joué essentiellement des nouveaux morceaux de l'album qu'il iront enregistrer à Los Angeles une fois les dix jours de tournée en Irlande et UK qui leur reste à assurer bouclés. Merci au batteur pour tous ces détails. Parce qu'en plus d'être monumentaux sur scène ils sont en crème hors scène. Promis, pour la prochaine tournée, ils joueront à Rennes.
Le problème après la grosse claque mise par Saviours c'est que Doppler passe beaucoup beaucoup moins bien. Les Lyonnais sont pourtant considérés comme un super groupe de scène, mais la première moitié de concert ne m'ayant pas franchement emballée, passage à la case buvette. Nos amis plus noiseux que moi m'ont quand même assuré que ç'avait été un sacré bon concert.
Le reste de la soirée sera old school hardcore, avec This Routine Is Hell et Strong as Ten. Les Hollandais crachent leur hardcore bloqué dans les années 80 à fond, tellement à fond que j'ai l'impression que leur set dure dix minutes. Leur reprise de Ceremony est excellente, et ils feront durer le plaisir de deux minutes supplémentaires en jouant quatre morceaux en autant de rappels. Strong as Ten sur le principe fait la même chose, tout aussi old school mais plus rapide. Dans les fait il le font trop fois mieux, tellement mieux que le batteur explose la peau de grosse caisse au bout de 5minutes, plan lose. Le temps de degoter une grosse caisse et c'est reparti, les tatouages Black Flag du bassite et du chanteur ne tompent pas, c'est virulent, ça va vite et ça cogne, c'est bon.La palme du discours débile entre les morceau leur est attribuée haut la main, très bon esprit. Preuve qu'on peut avoir de l'humour à Metz !
Chemin dans l'autre sens arrivée 4h du matin blablabla... dommage que l'on ne puisse pas remettre le couvert ce soir avec entre autre Fiend et Celeste.
samedi 2 mai 2009
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