
Unearthly Trance et Ramesses ont tourné ensemble pour une série de date dans le coin il y a peu, chance à ceux qui ont pu aller les voir à Paris, unique -comme trop souvent- date française. Une petite tournée qui était surtout l'occasion pour Ramesses de jouer en live ses nouveaux titres, avec la sortie quasiment consécutive du MCD Baptism Of The Walking Dead et de ce split . Que des nouveaux morceaux et un album prêt à sortir, autant dire que ça change, vu la radinerie en inédits du groupe. Je parle de Ramesses parce que ce sont surtout eux qui m'intéressent sur ce split de deux longs morceaux, un chacun. Jamais trop accroché à Unearthly Trance même si foncièrement le groupe à tout pour me plaire. Leur morceau m'évoque ce qu'aurait pu être Mastodon s'ils s'étaient embourbés dans le doom plutôt que dans le prog. Vocaux mi arrachés mi clairs en plein dans la banalité et riff un semblant plus alambiqué que la moyenne, les cinq minutes passent par l'oreille droite pour ressortir par la gauche -pas qu'elles soient foncièrement mauvaises hein, mais tout juste transparentes. Enfin les cinq premières minutes ok, mais les quatre suivantes de bruits noisy en tout genre chiantes comme la mort feront accélérer le mouvement pour changer de face.Pas de quoi être déçu, cueilli à froid par la bruime Anglaise qui pose l'ambiance poisseuse comme toujours, Ramesses continue dans son Doom sur-enfumé à l'ancienne, encore plus à l'ancienne que sur Misanthropic Alchemy; aucun vocaux clairs ici, que du chant cru et glaireux sorti du fin fond d'une gorge percée par les volutes de fumée. Le son te colle, tu t'englue dans la masse visqueuse de la saturation dégobillée par tous les pores des amplis. Le son qui fait que Ramesses domine sans mal les trois quarts des groupes du genre, et ce split par la même occasion. Même l'artwork de leur face est plus réussi, dessiné par funeral french (http://funeralfrench.blogspot.com) comparé au tristounet logo d'Unearthly Trance.
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