La bombe musicale immédiate la plus puissante du monde vient d'exploser tellement tout juste là sous ton nez que tu t'en étais encore même pas aperçu. Le génie du tube instantané, à l'écoute jusqu'à plus soif nécessaire, physique dans son besoin, violent et irrépressible comme une envie de sexe est tout entier là, quatorze titres pour te sauver la vie. Ecouté une cinquantaine de fois minimum depuis sa sortie, dans tous les sens, tous les formats, toutes les situations, à tout moment de la journée, en tout état d'esprit, inutile de combattre l'évidence que cet album est d'une grandeur rare. Pas une seule fois la moindre mélodie devient faiblarde à force d'écoutes, pas une seule fois la pop/indie sans égal de lubrifiant des deux premiers titres -et d'autres- ne vient rougir face aux morceaux plus dépouillés -tu sais bien, ceux qui te tirent une larme à la guitare désaccordée et que Lou se plait à égrener en quantité plus ou moins épaisse sur le moindre des albums auquel il participe. Le mélange est total d'un bout à l'autre, le plaisir sans égal, impossible d'être plus heureux. Quatorze titres et pas un seul qui ne fasse la moindre petite parcelle d'ombre à la claque de plaisir continuelle, la pop dans toute sa splendeur, à la manière lunettes trop grandes et trop usées que tu ne veux pourtant toujours pas changer; Lou. La pop qui grésille, la pop tendre mais aussi tendue, la pop qui t'émoustille et te scotche la commissure des lèvres aux oreilles, le putain de génie mélodique incarné.
Et celui pour qui tout cela n'est qu'overdose de sucre assurée, prends cet album comme la meilleure blague des melvins depuis Electroretard; Dale Crover à la batterie ici.
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