
La crème de la scène d'Oakland dans toute sa grandeur criminelle, haineuse, et hors la loi pour un sludge chargé de méchanceté autant que de groove, volées de bois sorties de nulle part comme si c'était In the Name qui se vomissait de la chaine, crasse acoustique ultime. Des riffs qui flottent tout seul tellement qu'ils sont bateau -et donc proportionnellement jouissifs, il va sans dire, puisque l'on parle bel et bien ici de hardcore blues. Durée idéale -21minutes- avant que la nuque s'affaisse, on a ici sept tubes définitifs, sur-efficaces et furieusement rock n' roll quand l'envie leur prend. Avec même pour rappeler que le blues, le vrai, n'est pas loin, un court passage non-électrique, vite anéantit mais néanmoins classe. Pure tablette de beurre non garantie fat-free ce premier et seul -pour l'instant- véritable album de Brainoil est a peu près juste indispensable à celui qui vit pour cette essence primaire de connerie musicale qu'est le sludge.
-lucas, Décembre 2009 Brainoil en trois mots : sac, à, poux
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Slow End