mercredi 24 février 2010

Grief : ...And Man Will Become The Hunted


Un égarement, encore. Cru que Grief se compatissait pour toujours dans cette auto-suffisance de bêtise de son grandiosissime premier méfait, qui t'invitait à les rejoindre dans leur douleur plate et jusqu'au boutiste, abrutissante de plomb. Cru que le seul moment de dance qu'ils n'auraient jamais à offrir se trouvait sur le tout début du tube qui m'avait fait faire la toupie sur la tête lors du concert, ce grandiose riff pollué sur Torso. Cru peut être d'autres choses, qu'avec une cover encore si...si...parfaite, parce qu'aussi, quoi ? comment ? non ! que la musique -va donc faire un tour sur le site de ce mauvais poête de Eric C. Harisson pour voir- il était possible d'être dans le faux ? Plus rien n'est sûr.
Alors Grief n'est pas encore Iron Monkey, que tous les nuque fragile se rasseyent, mais il va me falloir le dire, du groove il y en a sur ce dernier vrai album, qui date d'il y a déjà dix ans. Un groove de fin de ruelle, un groove défoncé et plus balourd que tout ce que t'as pu voir jusqu'ici, mais c'en est. Et des riffs, et de la crasse, et du désespoir, c'est surement eux qui l'ont le plus, de toute la clique des rois, de Buzzov*en à Eyehategod en passant par rien d'autre. Alors même si Grief est avant tout ce Come To Grief plus fêlé que jamais, celui ci rentre directement dans le top avec un brio qu'on ne voit plus vraiment non plus sous les poils fumants du bouc sataniste, mais bien présent.

Et pour que tout soit parfait il vient justement d'être réedité lui aussi en 2xlp par Throne Records, j'attends d'en recevoir ma copie pour confirmer, mais si le luxe est aussi présent que pour la réed de Come To Grief, ce sont les mains qui en plus du reste, seront ravies.

1 commentaires:

gulo gulo a dit…

mais ... mais ... mais Grief EST le groove ; perso c'est surtout leur plus Celtic Frost, trouvè-je